Chapitre 48
J'ai toujours su, à cause de tous ces feelings que j'avais quand j'étais avec elle ou que je pensais à elle. Je savais qu'elle m'avait touché plus que n'importe quelle fille avant. Juste entendre son nom, ça me file le sourire.
J'avoue, j'ignorais mes feelings et je les mettais de côté parce que je savais pas comment gérer ça. Je n'avais jamais ressenti ça avant pour une fille et honnêtement, ça me faisait flipper.
La voir à l'école ces trois derniers jours, j'ai dû me retenir à chaque fois de pas aller vers elle. Je pouvais pas expliquer pourquoi je voulais faire ça. Tout ce que je sais, c'est que je voulais être près d'elle. Je voulais être avec elle. Je voulais juste lui parler.
Il y a eu tellement de fois où j'ai pas pu m'empêcher de la fixer. Parfois, elle regardait autour d'elle et me voyait, et d'autres fois, je priais pour qu'elle regarde juste autour d'elle et qu'elle me sourie. Je ferais n'importe quoi pour juste voir son sourire. Mais elle ne l'a pas fait, parce que ces fois-là, elle savait même pas que je la regardais.
Je sais que ça fait creepy, mais je pouvais pas m'en empêcher. Elle me manque beaucoup et maintenant je sais pourquoi. Enfin, je le savais depuis longtemps. Je faisais juste l'ignorer, pour pas avoir à gérer ça. Mais maintenant, je savais que je pouvais plus cacher mes feelings. Je voulais pas. Je l'aime bien. Je l'aime beaucoup. Putain, ce que je ressens pour elle, c'est plus que ça et je voulais désespérément le partager avec elle.
A ce moment, quand j'ai pris conscience de ça, un sourire est apparu sur mon visage. J'ai levé les yeux vers Seth et il me regardait déjà avec un sourire narquois. "Alors, qu'est-ce que tu fous encore là ?" Il a demandé, en pointant ses mains vers la rue où ma voiture était garée. "Va chercher ta meuf."
J'ai secoué la tête et je lui ai souri avant de faire demi-tour et de marcher vers ma voiture.
++++++
Quand je me suis garé dans l'allée de ma maison, j'ai vu quelqu'un assis sur les marches devant qui m'attendait.
Quand j'ai garé ma voiture et que je suis sorti, j'ai vu que la personne était Andréa. Elle s'est levée et a marché vers moi quand j'ai fermé la portière de la voiture.
"Salut Tyler." Elle a dit avec un sourire.
"Qu'est-ce que tu fais là, Andréa ?" J'ai demandé sans préambule. J'aurais juste aimé qu'elle me laisse tranquille. Je voulais pas avoir affaire à elle en ce moment.
"T'as pas besoin d'être aussi hostile. Qu'est-ce qui s'est passé ? On était si proches avant."
"Tu veux vraiment que je réponde à ça ?" J'ai lancé, en perdant patience avec elle.
Elle s'est approchée de moi et a posé ses mains sur mon épaule. "Je voulais juste que tu saches que t'as plus à t'inquiéter pour ta petite copine. T'es libre de revenir vers moi maintenant."
J'ai immédiatement enlevé sa main et j'ai reculé. "Quoi ? De quoi tu parles, Andréa ?" J'ai plissé les yeux. "Qu'est-ce que tu lui as dit ?"
Elle a haussé les épaules comme si ça n'avait pas d'importance. "J'ai pas dit grand-chose. Je lui ai juste dit la vérité." Elle a répondu d'un ton désinvolte.
J'ai secoué la tête en essayant de maîtriser ma colère. "Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Pourquoi t'as fait ça ?"
"Y a rien qui ne va pas chez moi, Tyler. C'est toi qui fais une grosse erreur. Mais je comprends. T'étais perdu. J'ai juste essayé de t'aider. Je t'ai rendu service. Maintenant, t'as plus rien qui te retient." Elle a dit, puis elle a souri de nouveau. "Maintenant, tu devrais oublier ce que tu avais avec elle et revenir vers moi."
Je suis resté là à la regarder et c'était comme si je la voyais pour la première fois. Voir qui elle était vraiment. "Tu sais ce que t'es ?" J'ai demandé d'un ton dur. "T'es une personne manipulatrice, sans cœur et je veux plus rien avoir à faire avec toi."
Elle a tressailli à mes mots, avant de dire : "Tyler, tu penses pas ce que tu dis."
"Je pense chaque mot. S'il te plaît, fais-moi une faveur et ne t'approche plus jamais de moi ou d'Émilie." Je voulais rien lui dire de plus. J'en avais fini avec elle. Honnêtement, je sais pas ce que j'avais pu voir chez elle en premier lieu. En plus, j'étais pas en colère pour ce qu'elle avait fait il y a deux ans. Non, j'étais passé à autre chose. J'étais en colère parce qu'elle était là maintenant et qu'elle essayait de s'immiscer dans ma vie.
"S'il te plaît, pars." J'ai exigé. Je voulais rien entendre de plus de sa part. Je voulais même pas la regarder en ce moment. "S'il te plaît, pars. Maintenant."
"Tyler, tu devrais pas-" Elle a commencé.
"Pars maintenant, Andréa, et je veux plus jamais te revoir."
Andréa est restée là, à me regarder pendant un long moment, avant de faire demi-tour et de s'en aller en trombe.
Finalement, je me suis débarrassé d'elle pour de bon, j'ai tourné mon attention vers la maison d'Émilie. Toutes les lumières étaient éteintes sauf celle de sa chambre. J'ai regardé ma montre et j'ai vu qu'il était passé sept heures. Je voulais pas déranger ses parents en frappant à la porte et en demandant à lui parler. Je pouvais pas faire ça.
J'ai souri en pensant à la revoir. Je l'ai pas beaucoup vue à l'école. Je sais pas pourquoi, mais j'avais l'impression qu'elle m'évitait et ça me tuait de l'intérieur.
Il fallait que je la voie ce soir et que je lui dise tout. Je pouvais pas attendre demain. Et je pouvais pas non plus lui envoyer de texto ou l'appeler parce que je devais faire ça en face à face.
Juste à ce moment-là, un sourire s'est formé sur mes lèvres, une idée a germé dans ma tête.
Point de vue d'Émilie
Mes parents sont allés se coucher tôt après le dîner le mercredi soir, donc après avoir fini de faire la vaisselle, je suis montée dans ma chambre plus tôt que d'habitude. Après avoir éteint toutes les lumières de la maison, je suis montée dans ma chambre.