Chapitre 9.
Papa, tu viens de me gifler ? demanda Frédrick.
"Oui, et je le referai encore et encore parce que tu as pété les plombs, qu'est-ce que Rina t'a filé ? T'as tellement aveuglé que tu vois même pas les trucs évidents ?"
Le Père s'est plaint.
Pour la première fois, je l'ai vu en colère contre le comportement de son fils, Frédrick a l'air de s'en foutre, il se met sur la défensive et dit : "Tu veux savoir ? Je vais te le dire. Rina m'a donné de l'amour, elle m'a inondé d'amour véritable, c'est ça qu'elle m'a donné."
J'avais pas envie de m'incruster dans leur conversation, mais ses mots m'y ont poussée, je me suis rapprochée et j'ai dit : "Oh, waouh !! Rina t'a donné du vrai amour ? Et moi, alors, qu'est-ce que je t'ai donné exactement ? Du faux amour, parce qu'on sait combien je me suis sacrifiée pour que cette relation marche, et en retour, mon mari, il m'a payée avec rien d'autre que du chagrin, c'est juste ça !! Je mérite d'être traitée comme ça ?"
J'ai lancé un regard déprimé, en espérant que ça le ramènerait à la raison, mais il s'est moqué de moi en rigolant, et quand il a arrêté de rire, il a dit : "S'il te plaît !! Ne me fais pas de peine, parce que je sais que tu joues la comédie et si tu crois que ton histoire larmoyante va me faire de la peine !! Alors, ma chère ex-femme, tu te trompes lourdement."
(Continue à parler)
"Je m'en fous de toi, et je m'en balance complètement, si ton cœur est brisé en un million de morceaux, s'il te plaît, va voir mon frère et joue la demoiselle en détresse, mais sors de ma vie, bordel."
Attends, quoi ?
Les mots de Frédrick étaient comme un feu qui ravageait mon cœur, mes yeux se sont remplis de larmes, mais j'ai dû être forte parce que, dans la vie, des merdes arrivent et je fais cette promesse d'exposer Rina et de me venger de l'humiliation causée par elle et surtout par l'homme que je croyais m'aimer, même si ça doit me coûter la vie, cette salope de Rina, elle mérite une raclée et je vais faire en sorte de la frapper là où ça fait mal.
(C'est ma tête qui parle, pendant qu'on se regardait en silence).