Chapitre 46 Pierre.Papier.Ciseaux
Il y a une raison pour laquelle je déteste les cafards. C'est une raison très raisonnable, en effet. Quoi?
Oh, c'est parce qu'ils ressemblent à de la merde en mouvement.
Simple que ça.
"C'était quoi, bordel ?!". Reed, ce crétin d'insensible et d'inconsidéré, rit hystériquement. Comme si me voir mourir presque d'une crise cardiaque était la chose la plus drôle qu'il ait jamais vue.
Je n'ai pas pris la peine de lui répondre et j'ai gardé ma tête de "sale peste". En gonflant mon oreiller, j'ai aussi gonflé ma couette.
Pour l'instant, nous sommes dans un hôtel au hasard quelque part ici à Denovan. Apparemment, je ne peux pas retourner dans ce manoir après un certain incident.
Et maintenant, ce crétin d'inconsidéré et d'insensible s'amuse comme un petit fou en se moquant de moi et en me traitant de poule mouillée.
Connard.
Si je pouvais juste lever mon majeur, je le ferais.
"Aaaaaaaaah !" Il a crié en se moquant de moi. "Sainte macaronie au chocolat et au fromage !"
Attends... pourquoi je ne peux pas?
Sans aucun doute, je l'ai regardé en souriant gentiment... avant de lâcher la bombe en levant et en lui montrant l'oiseau.
"Whoa, mademoiselle vient de me faire un doigt d'honneur !?"
J'ai cligné des yeux innocemment. "Moi ? Lever mon majeur vers toi ?"
Il sourit.
"Tu as un problème avec ça ?" Je l'ai regardé avec colère.
En ricanant, il m'a jeté des oreillers.
Pourquoi ?
Oh, vous voyez, ce magnifique hôtel n'a qu'une seule chambre de libre pour certaines raisons. Et apparemment, cette chambre n'a qu'un seul lit.
Comment avons-nous réglé les arrangements de couchage ?
3 mots. Pierre.Papier.Ciseaux.
Et malheureusement, j'ai perdu.
Allongée sur le sol, j'ai soupiré de frustration et j'ai fermé les yeux.
"Qu'est-ce qui s'est passé dans ma vie ?" Je me suis demandé à voix haute, en regardant mes orteils.
Oh regarde, je ne les ai pas coupés depuis un moment.
"Ne me demande pas."
J'ai froncé les sourcils en roulant des yeux. "Je ne te parlais pas."
"Mais je suis la seule personne dans la chambre à part toi."
"Ah bon ?" J'ai demandé, en m'asseyant droit, j'ai pointé du doigt la chose derrière lui, "Alors qui est ça ?"
Cette fois, j'ai entendu un grand cri et un grand bruit sourd.
Qui est l'homme, maintenant ?